Tom Vea

Swell

Swell

par The Popopopops

Genre: Pop

On m’a toujours dit que le meilleur moyen de visiter une ville c’est de l’arpenter muni d’une bonne paire de godasses et surtout de lever les yeux partout. Pour ma part j’applique cette règle élémentaire à l’Internet, armé d’un bon casque audio, je pérégrine de click en click, je voyage avec mes oreilles et souvent je tombe sur des morceaux intéressants.

C’est pil-poil ce qui est arrivé avec The Popopopops (à mes souhaits) jeune groupe, mais non moins expérimenté originaire de Rennes. Je ne les connaissais absolument pas, même leur excellent premier EP : « A Quick Remedy » n’était pas arrivé jusqu’à mes trop chastes oreilles belges.

Le groupe a acquis une solide expérience sur bien des scènes, et pas des moindres : « Transmusicales, CQFD des Inrocks, Zénith et Olympia en première partie de Skip The Use mais aussi à l’étranger en Hollande, Allemagne, Russie et Canada entre autres, mais sans jamais arrêté de travailler toujours plus leurs compositions. Les Rennais ont finalement posé leurs valises dans 5 Studios différents pour nous livrer avec brio un très sympathique premier album : « Swell »

En effet, la chanson d’ouverture « My Mind Is Old » nous capte d’entré de jeu. La répétition entêtante du titre reste en tête et le phrasé haut débit des couplets à une saveur « phoenixienne » ce qui confère à ce single un gout pop délicieux. Tous les morceaux s’enchainent et ne se ressemble pas, « Hypnotise Me » et une ballade enivrante d’une sensualité déroutante, « Pure » de son coté est beaucoup plus rock, tandis que d’autres styles sont utilisés comme un phrasé emprunté au rap sur « Text Me Call Me » ou « R’n'R ».

Et c’est donc là que ça se complique un peu, tout en nous livrant des morceaux merveilleusement travaillés, les Popopopops s’éparpillent un peu trop. Les disparités trop nombreuses trahissent un  manque de spontanéité certainement dû à la complexité de l’enregistrement. Si chaque morceau est énormément travaillé et ne souffre donc d’aucun manque de solidité, tant dans les paroles que dans les mélodies, ce n’est malheureusement pas le cas de la charpente de l’album qui souffre d’un léger déséquilibre structurel.

Excepté ce qui dans ce cas-ci n’est qu’un léger détail pas trop dérangeant, l’exercice du premier album est réussi avec brio. Je vous recommande donc chaudement de partir à la découverte, dès ce 25 mars, de « Swell »

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