
Le groupe New-Yorkais Widowspeak est de retour pour nous jouer un mauvais tour et il s’appelle : « Almanac » ami de l’Americana vous allez sans doute adorer, ce n’est malheureusement pas mon cas.
Dès « Perennials » chanson introductive se terminant en queue de boudin, j’ai l’impression d’écouter un très mauvais album de Lana Del Rey. On me souffle dans l’oreillette qu’elle n’en n’aurait fait qu’un, et je tiens à féliciter cet acte courageux pour ne pas dire salvateur pour la musique.
« Almanac » est d’un banal, laissant entrevoir ses défauts assez rapidement. Pour exemple, il ne faut pas avoir une oreille aguerrie pour repérer les surcouches d’effets simplistes sur les instruments, le manque de punch sur toutes les tracks, et les facilités mélodiques, pour le peux qu’il y en ais une (de mélodie).
Qui plus est la voix de Molly Hamilton donne une envie de vomir. Rien qu’à l’entendre chanter je l’imagine chiner des meubles usés lors d’une brocante hype avec sa robe vintage, ses bottillons Belle Époque crottés, ses Ray-Ban Wayfarer, ses longs cheveux gras tombant sur ses épaules et son haleine fétide dégueulant le mélange graines de tournesol, yaourt, champagne bio qu’elle s’est sans aucun doute ingurgités en guise de brunch. Je fais une réaction épidermique, je crois.
Non ce disque n’a aucun intérêt et est même ennuyant, tous les morceaux se ressemblent et ne transpirent ni bon sens, ni bon gout, et encore moins d’émotions. Ami mélomane, passez votre chemin aussi vite que vous le pouvez. Je crois que même le télé-achat sur une chaine régionale biélorusse est beaucoup plus captivant.